La revanche des actions traditionnelles

Par La rédaction | 26 mars 2026 | Dernière mise à jour le 25 mars 2026
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Deux femmes et un homme habillé en vêtement propre font une course. Une des deux femmes a gagné.
Zentangle / iStock

Les actions de la « vieille économie » connaissent un regain sur les marchés financiers après plusieurs années passées dans l’ombre des actions technologiques.

Depuis novembre 2025, les actions les moins chères du S&P 500 ont surperformé les plus chères de plus de 20 %, montre une note de la firme Purpose Investments.

Les secteurs de l’énergie, des services publics, et des biens de consommation de base ont retrouvé des couleurs, au moment où les doutes se multiplient quant à la rentabilité des lourds investissements entrepris dans l’intelligence artificielle.

Au Canada, l’indice de valeur a progressé de 41,8 % sur un an contre 19,5 % pour l’indice de croissance, grâce notamment aux services financiers et à l’énergie.

Si le retour des actions de valeur est annoncé depuis des années il ne s’agirait pas cette fois d’un simple soubresaut, affirme le rapport. Avec ces titres issus de secteurs plus traditionnels, les flux de trésorerie réels et la prévisibilité des revenus reprennent le dessus sur les projections de croissance à long terme.

Les entreprises de ces secteurs ont des actifs physiques qui sont durables, avec un modèle d’affaires peu exposé à l’obsolescence technologique. Et elles redistribuent régulièrement des liquidités à leurs actionnaires. Tout le contraire des entreprises de très haute technologie !

Les actions traditionnelles offrent donc une protection relative contre les aléas du développement de l’industrie de l’intelligence artificielle. Elles sécurisent le portefeuille sans s’exposer à la volatilité des obligations.

« Il y a quelque chose de rafraîchissant à posséder des entreprises solides qui ne nécessitent pas de prédictions technologiques audacieuses bien au-delà des compétences de la plupart des investisseurs. Parfois, l’ennui est une bonne chose », pointe la note de Purpose Investments.

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La rédaction