Pas de recul de l’ESG

Par La rédaction | 5 mars 2026 | Dernière mise à jour le 4 mars 2026
2 minutes de lecture
Main de femme avec un arbre qu'elle plante, concept de conservation de l'environnement Protéger et préserver les ressources planter des arbres pour réduire le réchauffement climatique utiliser des énergies renouvelables conservation des forêts naturelles.
Thanakorn Lappattaranan / iStock

Les considérations environnementales, sociales et de gouvernance (ESG) sont devenues tellement intégrées aux décisions des investisseurs institutionnels qu’un recul n’est plus envisageable, selon une étude menée au Canada.

Les investisseurs institutionnels sont loin d’avoir tourné le dos aux facteurs ESG, révèle une étude de la firme Millani, menée auprès de 36 investisseurs institutionnels canadiens, intitulée The backlash is backfiring : The institutionalization of ESG.

La quasi-totalité d’entre eux fait état d’un niveau très élevé d’engagement continu envers l’intégration de l’ESG dans la prise de décision d’investissement.

Pourtant, les pressions extérieures pourraient laisser croire à un recul des critères ESG. En réalité, loin de s’en détourner, les investisseurs institutionnels ont au contraire redoublé de vigilance quant à leur mise en œuvre. Plutôt que de dissoudre l’ESG, les investisseurs ont renforcé son cadre d’application.

Les investisseurs institutionnels disent être désormais davantage vigilants quant :

  • à la matérialité financière,
  • à la gestion des risques
  • et à leur responsabilité fiduciaire.

Les facteurs ESG ont ainsi tendance à s’institutionnaliser, en se transformant en un cadre global de réflexion sur les investissements. Outre le climat qui demeure la priorité, « la biodiversité, la réconciliation avec les peuples autochtones, la gouvernance (notamment celle de l’intelligence artificielle) et la divulgation d’informations sont également apparues comme des domaines d’intérêt clés, de plus en plus façonnés par les attentes des clients », souligne le rapport de Millani.

La gouvernance suscite le plus de préoccupations parmi les investisseurs dans le contexte actuel. Elle est perçue comme le mécanisme par lequel la responsabilité fiduciaire est exercée.

C’est que la gouvernance n’est plus un facteur ESG parmi d’autres. Elle est perçue comme « le véritable “système d’exploitation” garantissant la reddition de comptes, une gestion proactive des actifs et la création de valeur à long terme ».

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La rédaction