Les risques pour le crédit mondial sont en hausse

Par James Langton | 28 avril 2026 | Dernière mise à jour le 27 avril 2026
2 minutes de lecture
Un bras tenant un panneau avertisseur.
erhui1979 / iStock

Même si le conflit au Moyen-Orient se résout rapidement et que les perturbations du transport maritime s’atténuent, les risques auxquels est confronté l’environnement mondial du crédit ont déjà considérablement évolué, observe Fitch Ratings.

Dans un nouveau rapport, l’agence de notation indique que le conflit constitue un « risque majeur » pour ses prévisions et hypothèses économiques, la possibilité d’un choc durable sur l’offre mondiale d’énergie représentant un risque clairement baissier pour les conditions de crédit.

« Cela se traduirait par des effets directs sur le crédit en raison de la hausse des coûts des intrants énergétiques, ainsi que par des effets indirects via une baisse de la demande, une inflation plus élevée et un resserrement des conditions de financement », indique le rapport, ajoutant que cela « pourrait également avoir des répercussions négatives importantes sur les notations » dans plusieurs secteurs et régions.

En effet, même si le conflit prend fin sans reprise des hostilités et que le détroit d’Ormuz est entièrement rouvert, le paysage des risques a déjà changé, prévient le rapport.

Cet épisode a notamment entraîné une révision à la hausse des hypothèses de prix du pétrole à l’échelle mondiale et du gaz en Europe dans le scénario de base, note Fitch Ratings.

« Les prix des matières premières et les investissements dans la région du Golfe pourraient intégrer une prime de risque géopolitique à long terme, selon l’issue d’un règlement diplomatique », indique le rapport.

Par ailleurs, d’autres risques importants pèsent sur le crédit mondial au-delà du conflit, souligne l’agence de notation.

La fracture entre les États-Unis et l’Europe quant à la gestion du conflit « pourrait également nuire aux relations transatlantiques et à la stabilité de l’alliance de l’OTAN », précise le rapport.

Enfin, des risques non géopolitiques, notamment la possibilité de perturbations liées à l’intelligence artificielle, la hausse des rendements des obligations souveraines, un dollar américain plus fort et l’évolution des anticipations de taux en raison du retour de pressions inflationnistes, pourraient également « accentuer les tensions sur les conditions de financement et de liquidité ».

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James Langton

James Langton est journaliste pour Advisor.ca et Investment Executive. Depuis 1994, il fait des reportages sur la réglementation, le droit des valeurs mobilières, l’actualité de l’industrie et plus encore.