La hausse des matières premières a un impact limité

Par La rédaction | 1 mai 2026 | Dernière mise à jour le 30 avril 2026
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Un homme d’affaires examine les valeurs statistiques à la loupe.
Mahmud013 / iStock

La flambée des prix des matières premières soulève des questions quant à ses effets sur l’économie réelle, mais ceux-ci demeurent limités, selon la Banque Nationale du Canada, dont les économistes arrivent à cette conclusion dans leur dernier rapport mensuel.

En effet, d’après ces experts, la flambée des prix des matières premières soutient les termes de l’échange, les finances publiques et les profits des entreprises du secteur au Canada, mais ses retombées positives devraient être restreintes.

En dépit de la forte hausse des prix de l’énergie et des matières premières, le secteur des ressources, peu intense en main-d’œuvre et en manque d’incitations à l’investissement, devrait créer peu d’emplois. La morosité persiste ailleurs, notamment dans le secteur manufacturier, qui a supprimé 35 000 emplois depuis le début de l’année, soit 36 % des 95 000 pertes d’emplois au pays.

En parallèle, les ménages font face à plusieurs vents contraires : l’inflation pourrait remonter temporairement et le marché immobilier recule, freiné par le déclin de la population, ce qui entraîne un effet de richesse négatif.

Le coup de frein sur l’immigration limite la croissance en 2026, qui devrait s’établir à 1,0 %. Ce rythme devrait suffire à améliorer légèrement le marché du travail d’ici la fin de l’année. Cependant, pour que ce scénario se concrétise, une renégociation de l’ACEUM sans trop de heurts est nécessaire.

Dans ce contexte, la Banque du Canada pourrait attendre avant de relever ses taux.

« Malgré la remontée anticipée de l’inflation au cours des prochains mois — qui devrait dépasser la cible de 2,0 pour atteindre environ 2,5 % en 2026 — nous estimons que la banque centrale peut se permettre de demeurer sur les lignes de côté », concluent les auteurs du rapport.

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La rédaction