Arnaques fiscales : vigilance accrue en période d’impôts

Par La rédaction | 22 avril 2026 | Dernière mise à jour le 21 avril 2026
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Arnaques fiscales : vigilance accrue en période d’impôts
id-work / iStock

Les tentatives de fraudes envers les contribuables se multiplient pendant la période des impôts. Voici comment les repérer et s’en protéger.

Durant la période des impôts, les escrocs se font souvent passer pour des représentants de l’Agence du revenu du Canada (ARC) ou d’autres organismes gouvernementaux afin d’obtenir des renseignements personnels ou financiers des clients, ou de leur soutirer de l’argent sous de faux prétextes, selon la Banque CIBC.

Ces stratagèmes prennent des formes diverses :

  • appels téléphoniques,
  • courriels,
  • messages textes
  • ou lettres.

Les fraudeurs s’appuient sur deux leviers : la peur et l’appât du gain. Ils utilisent des scénarios bien rodés pour tromper leurs victimes.

Dans certains cas, ils affirment que la victime doit de l’argent au fisc et la menacent de poursuites judiciaires si elle ne paie pas immédiatement. Dans d’autres, ils promettent un remboursement d’impôt. Ils demandent également des informations bancaires pour « déposer » les fonds. Dans tous les cas, un sentiment d’urgence est créé pour provoquer une réaction précipitée.

CINQ SIGNAUX D’ALERTE

Plusieurs indices permettent de détecter une communication frauduleuse. En voici quelques-uns :

  • le ton employé constitue un indicateur : les messages frauduleux adoptent souvent un langage pressant, voire menaçant ou agressif, évoquant des conséquences immédiates en cas d’inaction (arrestation, expulsion ou perte d’avantages) ;
  • toute communication non sollicitée doit d’emblée susciter la méfiance : ni une institution financière ni l’ARC ne prendra contact de façon inattendue par téléphone, courriel ou message texte pour demander des renseignements personnels ou financiers, rappelle la Banque CIBC ;
  • les modes de paiement exigés peuvent aussi trahir la fraude : les demandes impliquant des cartes-cadeaux, des cryptomonnaies, des cartes prépayées ou des virements électroniques devraient être considérées comme suspectes, mentionne la Banque CIBC ;
  • les fraudeurs demandent souvent de cliquer sur des liens qui mènent à de faux sites Web imitant des portails gouvernementaux pour recueillir des informations confidentielles ;
  • des fautes d’orthographe, des erreurs de grammaire, des logos approximatifs ou des formulations maladroites peuvent révéler une fraude.

Certaines tentatives peuvent recourir à l’intelligence artificielle, ce qui rend la détection plus difficile.

QUE FAIRE ET NE PAS FAIRE

Face à une sollicitation douteuse, certaines précautions s’imposent :

  • ne jamais transmettre son numéro d’assurance sociale, ses coordonnées bancaires ou ses informations de carte de crédit par téléphone, courriel ou message texte, sauf si le contribuable a lui-même amorcé la communication auprès d’un organisme vérifié ;
  • en cas d’appel suspect, raccrocher et rappeler l’organisme en utilisant ses coordonnées officielles (par exemple, en consultant son site Web) ;
  • ne jamais cliquer sur des liens ou télécharger des pièces jointes provenant de sources inconnues ;
  • surveiller régulièrement ses relevés bancaires et de carte de crédit ;
  • activer les alertes de compte pour être informé en temps réel de toute activité inhabituelle.

Les institutions financières ont renforcé leurs dispositifs de prévention, notamment par des alertes en temps réel et des services de surveillance des transactions, signale la Banque CIBC. Elles offrent également des ressources éducatives pour sensibiliser les clients aux risques de fraudes. Elle rappelle par ailleurs qu’aucune autorité fiscale ni institution financière ne fera pression pour exiger un paiement immédiat ou transmettre des données sensibles par des canaux non sécurisés.

En cas de doute, elle recommande de consulter un professionnel et d’informer son entourage, notamment les personnes plus vulnérables telles que les aînés, des types d’arnaques en circulation.

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La rédaction