Les PME reprennent du poil de la bête en juillet

Par La rédaction | 30 juillet 2025 | Dernière mise à jour le 29 juillet 2025
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Les PME reprennent du poil de la bête en juillet
LaylaBird / iStock

Le niveau de confiance des propriétaires de PME remonte un peu en juillet s’établissant à 50,9, selon le dernier Baromètre des affaires de la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI).

« L’économie montre certains signes de stabilisation et semble aller dans la bonne direction. Bien que la situation se soit légèrement améliorée comparativement à celle des derniers mois, le niveau de confiance des PME demeure très faible », commente Simon Gaudreault.

En effet, comme le souligne l’économiste en chef et vice-président de la recherche à la FCEI, l’indicateur est encore sous sa moyenne historique, et ce, depuis juin 2022.

« Malgré la grande incertitude créée par l’administration américaine, certains tarifs douaniers annoncés ne sont toujours pas entrés officiellement en vigueur. De nombreux propriétaires de PME semblent commencer à s’adapter à la nouvelle réalité commerciale, ce qui pourrait expliquer le léger redressement de leur niveau de confiance », analyse-t-il.

D’autres facteurs peuvent expliquer également ce regain d’optimisme, notamment l’atténuation des pressions inflationnistes. Les hausses prévues des prix et des salaires s’établissent en moyenne à 2,7 % et 2,1 % respectivement.

Les coûts fiscaux et réglementaires restent toutefois encore un défi, selon 68 % des propriétaires de PME. De plus, plus de la moitié des PME (54 %) sont confrontées à une demande insuffisante à leur croissance.

Les intentions d’embauche sont quant à elles à la baisse. En juillet, 16 % des entrepreneurs envisagent des mises à pied, contre 13 % le mois précédent. De plus, seulement 12 % des propriétaires de PME prévoient d’embaucher, une baisse par rapport aux 15 % de juin. 

« Alors que les propriétaires de PME sont confrontés à une grande incertitude commerciale et économique, à des coûts élevés, et à un fardeau fiscal et réglementaire lourd, ils ont plus que jamais besoin de visibilité à long terme », conclut Andreea Bourgeois, directrice de l’économie à la FCEI.

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La rédaction