Pénurie d’entrepreneurs : la FCEI avance des solutions

Par La rédaction | 30 avril 2026 | Dernière mise à jour le 30 avril 2026
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Propriétaires de petites entreprises travaillant derrière le comptoir du café.
visualspace / iStock

La Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI) publie la seconde partie de son rapport sur la pénurie d’entrepreneurs au Canada. Dans celle-ci, elle suggère aux gouvernements trois champs d’action prioritaires.

Pour rappel, dans la première partie de son rapport, La pénurie d’entrepreneurs au Canada — Partie 1 : Un écosystème d’affaires en perte de vitesse, la FCEI faisait le constat que le nombre de fermetures d’entreprises dépassait celui des ouvertures depuis six trimestres consécutifs. Au T2 2025, les taux de sorties ont atteint 5,6 %, tandis que les taux d’entrées ont diminué à 4,8 % au T4, soit un niveau de fermetures parmi les plus élevés et d’ouvertures parmi les plus faibles observés hors pandémie.   

Dans la deuxième partie, La pénurie d’entrepreneurs au Canada – Partie 2 : Rétablir un écosystème d’affaires en perte de vitesse, la FCEI propose trois champs d’action prioritaires.

RÉDUIRE LES COÛTS D’EXPLOITATION

Elle propose ainsi de réduire les coûts d’exploitation des entreprises. Pour cela, elle suggère des réductions fiscales, soit de baisser l’impôt fédéral des petites entreprises de 9 % à 6 %, mais également de baisser l’impôt provincial des petites entreprises à 0 % de façon permanente d’ici 2030.

La FCEI estime qu’il faudrait également relever à au moins 700 000 $ le plafond de la déduction pour petites entreprises et l’indexer à l’inflation. Selon elle cela :

  • faciliterait l’accès au financement, en plus d’en réduire le coût,
  • et que cela rendrait les programmes et l’approvisionnement publics plus accessibles aux petites entreprises.

ÉLIMINER LES OBSTACLES

Comme deuxième champ d’action, la FCEI vise la paperasserie et les obstacles au commerce intérieur.

Selon elle, il serait nécessaire de mesurer le fardeau réglementaire et publier les résultats obtenus.

Elle estime qu’il serait bon d’appliquer la règle du « deux pour un », soit de retirer deux règlements pour chaque nouveau.

Finalement, elle suggère :

  • de simplifier le commerce intérieur,
  • d’élargir la reconnaissance mutuelle (incluant aliments et alcool)
  • et d’appliquer uniformément l’Accord canadien de reconnaissance mutuelle (ACRM), avec peu d’exemptions.

RÉPONDRE À L’ÉVOLUTION DU MARCHÉ

La FCEI estime que les gouvernements devraient s’adapter à l’évolution du marché du travail et simplifier la relève d’entreprise.

Elle propose notamment :

  • de renforcer la formation et les partenariats avec les établissements d’enseignement afin d’améliorer la qualité de main-d’œuvre,
  • de maintenir le Programme des travailleurs étrangers temporaires,
  • de consulter les milieux d’affaires avant toute réforme,
  • de mieux promouvoir, surtout auprès des jeunes entrepreneurs, l’achat d’entreprises déjà en activité,
  • et de permettre aux PME de reporter l’impôt sur les gains en capital lors d’un transfert aux enfants du propriétaire.

« La pénurie d’entrepreneurs ne se réglera pas d’elle-même. Il faut donner aux entrepreneurs des raisons concrètes de démarrer, de croître et d’investir. Mais en ce moment, les politiques gouvernementales ne donnent pas confiance. Si les gouvernements veulent stimuler l’économie et la productivité, ils doivent passer de la parole aux actes », observe Michelle Auger, directrice, Échanges commerciaux et compétitivité des marchés, Affaires nationales à la FCEI. 

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La rédaction