Les Canadiens toujours sur le qui-vive

Par La rédaction | 10 mars 2026 | Dernière mise à jour le 9 mars 2026
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Concept de cybersécurité et de confidentialité sur Internet. Illustration 3d de stockage
JuSun / iStock

L’époque des appels à froid semble bel et bien révolue, alors que la plupart des Canadiens (83 %) perçoivent désormais tout message texte, courriel ou appel inattendu comme une tentative de fraude. Confrontés à une multiplication des tentatives d’arnaque, plusieurs ont adopté des mesures pour le moins radicales, révèle le Sondage annuel RBC du Mois de sensibilisation à la fraude.

La multiplication des fraudes inquiète les répondants qui estiment ainsi qu’une nouvelle fraude apparaît chaque semaine. Et 87 % d’entre eux avouent qu’il devient de plus en plus difficile de déterminer si une publicité est authentique ou frauduleuse.

Brouillant les pistes, l’intelligence artificielle (IA) met le feu aux poudres. Deux cinquièmes des répondants (39 %) doutent ainsi de leur capacité de repérer les fraudes alimentées par celle-ci. Et une majorité de sondés (68 %) s’attendent à ce que cette technologie rende les fraudes impossibles à détecter à l’avenir.

« Les Canadiens demeurent vigilants. Ils se méfient des messages inattendus et s’efforcent de réduire leur risque, mais les stratagèmes frauduleux évoluent plus rapidement que jamais, souligne Amit Sadhu, premier vice-président, Gestion du crédit et des fraudes, RBC. À mesure que les fraudes deviennent plus fréquentes et plus difficiles à détecter, les gens en viennent à douter de chaque message, appel ou clic. »

UNE FRUSTRATION GRANDISSANTE

Ces fraudes omniprésentes ont eu pour effet de faire grandir la frustration des Canadiens : 83 % des sondés affirment ressentir ce sentiment. Et un autre pourcentage équivalent (78 %) en a assez de cette méfiance constante.

Malgré ce ras-le-bol général, 76 % sont plus préoccupés par la fraude que jamais. Un peu plus de la moitié (54 %) se sentent plus vulnérables aux arnaques aujourd’hui qu’il y a un an et ce bien que 76 % des Canadiens assurent en faire davantage en matière de protection qu’au cours des années précédentes.

Toutefois, 54 % des répondants reconnaissent ne pas toujours savoir quelles mesures prendre pour se protéger, 45 % estiment qu’ils pourraient être dupés par une usurpation d’identité, et 40 % croient qu’il serait facile pour des fraudeurs de se faire passer pour eux auprès de membres de leur famille ou d’amis. 

« Nous encourageons les Canadiens à rester sur leurs gardes, à prendre un moment de réflexion avant d’agir, à vérifier la légitimité des demandes, à configurer des alertes, à opter pour l’authentification multifacteur et à protéger leurs renseignements personnels et financiers », rappelle Amit Sadhu.

QUELQUES CONSEILS PRATIQUES

Afin d’aider les Canadiens à se protéger davantage contre la fraude, RBC offre quatre conseils précieux :

Être proactif : se protéger ne consiste pas juste à réagir adéquatement sur le moment. Il est important d’agir en amont en utilisant des mots de passe robustes et uniques, en activant l’authentification multifacteur, et en configurant des alertes pour vos opérations bancaires et par carte de crédit. 

Faire une pause lorsque les émotions sont sollicitées : les fraudeurs aiment jouer sur le sentiment d’urgence, la peur et l’enthousiasme. Avant d’agir trop rapidement, il est bon de prendre le temps de réfléchir et de vérifier l’identité de son interlocuteur.

Utiliser des modes de prestation fiables pour valider les demandes : toute demande inattendue d’argent, d’accès ou de renseignements personnels devrait toujours être confirmée à l’aide de coordonnées officielles et connues. Il est important de ne jamais cliquer sur des liens ou des pièces jointes provenant de messages textes ou de courriels non sollicités.

Être attentif aux fraudes personnalisées : les communications inattendues qui font référence à des renseignements personnels ou qui semblent anormalement précises doivent être traitées avec prudence. Il est important de revoir les renseignements personnels partagés publiquement et fermer les comptes inutilisés pour réduire les données exploitables.

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La rédaction