Un nouveau code de conduite pour le secteur financier

Par La rédaction | 6 juin 2017 | Dernière mise à jour le 15 août 2023
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Un nouveau code de conduite pour le secteur financier
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Plusieurs banques centrales et organismes de réglementation financière ont récemment lancé un nouveau code de (bonne) conduite des opérations sur le marché des changes, rapporte Reuters.

Lancé officiellement le 25 mai, celui-ci représente « la dernière chance pour l’industrie de s’épargner une réglementation officielle stricte », estime l’agence de presse.

Au cours des dernières années, une série de scandales de manipulation du marché ont été dévoilés par les médias, impliquant les plus grandes banques du monde, qui ont notamment été obligées de payer quelque 10 milliards de dollars d’amendes aux autorités américaines et britanniques.

PRINCIPES NON CONTRAIGNANTS

Au printemps 2015, six d’entre elles (Citigroup, JP Morgan Chase, Bank of America, Barclays, Royal Bank of Scotland et UBS) se sont entre autres vu infliger près de six milliards de dollars de pénalités pour avoir manipulé les taux de change entre 2007 et 2013.

Pour mettre un terme à ce type de dérives, le nouveau code de bonne conduite contient 55 grands principes concernant la manière de se comporter sur le marché des changes, le plus important marché financier de la planète avec quelque 5 000 milliards de dollars de volume d’affaires quotidien.

Même si le texte ne prévoit aucune règle stricte, toutes les grandes banques centrales ont annoncé qu’elles entendaient respecter les principes non contraignants qu’il propose, notamment le fait que les institutions financières pourront désormais se voir demander de préciser quelles sont leurs procédures d’échange et la nature des algorithmes qu’elles utilisent.

TOUT LE MONDE PARTICIPE

Les comités de change des banques centrales exigeront par ailleurs l’engagement des établissements qui y siègent, tandis qu’une nouvelle commission internationale devrait être créée afin de s’assurer que le code soit bien appliqué, indique Reuters.

« Je serais étonné qu’un grand intervenant se dérobe », a assuré à l’agence de presse David Puth, PDG de la chambre de compensation CLS (Continuous Linked Settlement) et président du comité des intervenants de marché, chargé d’intégrer dans le texte les propositions des établissements bancaires et autres participants du secteur.

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