Protéger le client entrepreneur

Par Jean-Guy Grenier et Suzanne Daoust | 28 juin 2017 | Dernière mise à jour le 15 août 2023
4 minutes de lecture
Protéger le client entrepreneur

• Ce texte est paru dans l’édition d’avril 2007 de Conseiller. Il est aussi disponible en format PDF. Vous pouvez également consulter l’ensemble du numéro sur notre site Web.


L’expertise du conseiller en sécurité financière est particulièrement mise à profit dans le cadre d’un dossier de continuation d’entreprise.

Pour assurer la continuation d’entreprise de son client, le conseiller devra bien cerner ses objectifs et préoccupations. L’un des événements les plus incontrôlables dans ce cas est certainement le décès de l’entrepreneur.

À cet égard, les objectifs de l’entrepreneur sont généralement de:

  • Procurer à sa relève (par exemple, un enfant, un employé clé) les outils pour assurer le succès de la continuation;
  • Respecter l’équité envers les enfants qui ne sont pas intéressés dans l’entreprise;
  • Protéger la sécurité financière du conjoint survivant et des jeunes enfants;
  • Éviter que l’entreprise soit vendue à perte;
  • Minimiser les conflits de famille;
  • Maintenir la valeur et la rentabilité de l’entreprise à la suite de son décès ou de celui d’un employé clé;
  • Éviter que la succession soit à la merci du partenaire d’affaires.

D’autres circonstances incontrôlables dans la vie de l’entrepreneur, telles que la maladie grave, l’invalidité ou l’inaptitude, peuvent entraîner le transfert de l’entreprise.

Pour prévenir d’éventuels ennuis, le conseiller doit faire en sorte que son client puisse:

  • Bénéficier de revenus suffisamment élevés pour maintenir son coût de vie et faire face aux nouvelles dépenses résultant de son état;
  • Encaisser la pleine valeur de ses parts;
  • Donner à celui qui était destiné à prendre la relève de l’entreprise la possibilité de l’acheter en lui procurant toutes les chances de réussite.

Enfin, le transfert d’entreprise pourra également s’effectuer dans le cadre d’un retrait total ou partiel. Dans ces circonstances, d’autres préoccupations se manifestent:

  • Le niveau de liquidité de la relève,
  • Les impôts à payer;
  • Le maintien du contrôle;
  • La suffisance du revenu de retraite.

Les divers volets de la protection

Certains produits de protection s’imposent pour rencontrer les objectifs du client.

L’assurance vie dans le but de:

  • Protéger la sécurité financière du conjoint survivant;
  • Financer l’achat ou le rachat des parts conformément à la convention;
  • Avantager tous les enfants équitablement;
  • Libérer les endossements;
  • Régler les dettes de l’entreprise;
  • Faire acquitter rapidement une balance de prix de vente consentie par le client à un acheteur;
  • Compenser la perte financière de l’entreprise à la suite du décès du client ou d’un autre employé clé;
  • Faciliter le paiement des impôts au décès.

Une protection en cas d’invalidité, de maladie grave et de perte d’autonomie vise à:

  • Maintenir une rémunération;
  • Financer l’achat ou le rachat des parts;
  • Obtenir suffisamment de revenus et de liquidités pour garantir sa sécurité financière à long terme;
  • Faire face aux dépenses supplémentaires engendrées par son état;
  • Financer les coûts de remplacement de l’homme clé.

Portefeuille d’investissement

Pour terminer, soulignons l’importance de se prémunir de son vivant contre le risque d’affaires en protégeant ses actifs et en constituant un portefeuille d’investissement indépendant de l’entreprise. Les entrepreneurs – et particulièrement les agriculteurs – sont, sans vouloir faire de jeux de l’esprit, souvent portés à mettre tous leurs œufs dans le même panier.

Jean-Guy Grenier, BAA, CMC, Pl. Fin. est conseiller principal en développement des affaires, Mise en marché, Assurance pour les particuliers, de Desjardins Sécurité financière (jeanguy.grenier@dsf.ca).

Suzanne Daoust, notaire, Pl. Fin. est conseillère en planification financière, Assurance pour les particuliers, de Desjardins Sécurité financière (suzanne.daoust@dsf.ca).


• Ce texte est paru dans l’édition d’avril 2007 de Conseiller. Il est aussi disponible en format PDF. Vous pouvez également consulter l’ensemble du numéro sur notre site Web.

Jean-Guy Grenier et Suzanne Daoust