Hausse des taux : pas de panique

Par La rédaction | 13 mars 2017 | Dernière mise à jour le 15 août 2023
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Hausse des taux : pas de panique

Les théories financières avancent que les hausses de taux font généralement baisser la valeur des actifs. Toutefois, comme le démontre Ben Carlson sur Bloomberg.com, les données des soixante dernières années ne permettent pas vraiment de tracer des conclusions aussi négatives.

Ben Carlson a observé 14 cycles de hausse de taux depuis 1958 et leur impact sur le rendement de trois catégories d’actif : les actions, les obligations et les liquidités. Surprise, les actions n’ont connu un rendement négatif qu’une seule fois en période de hausse des taux. Lors du cycle allant de février 1972 à juillet 1974, leur rendement avait plongé de -17,3 %.

En moyenne, les actions ont connu des rendements de 21,61 % pendant ces cycles, contre 10,26 % pour les liquidités et 5,77 % pour les obligations. Depuis le début du présent cycle, en décembre 2015, les actions ont connu des rendements de 20 %, alors que les obligations n’ont rien rapporté (0,0 %) et les liquidités ont connu un faible rendement de 0,2 %.

APRÈS LA HAUSSE

Une fois le cycle de hausse terminé, les trois catégories d’actifs ont continué de relativement bien performer. En moyenne, les actions ont affiché un rendement de 8,79 % sur un an et 10,79 % sur cinq ans. Les obligations ont progressé de 10,08 % sur un an et 9,00 % sur cinq ans, contre 6,71 % sur un an et 5,77 % sur cinq ans pour les liquidités. Cependant, les actions ont eu un rendement sur un an négatif à la suite de 6 des 14 cycles de hausse des taux.

SITUATION INÉDITE

Cependant, toute comparaison est forcément boiteuse, dit-on, et cela pourrait s’avérer particulièrement vrai dans ce cas-ci. En effet, il existe une différence majeure entre la situation que nous vivons maintenant et celles qui ont été observées par le passé. Jamais, auparavant, les taux n’avaient été si bas au moment d’amorcer un cycle de hausse. Dans les cas observés par M. Carlson, les taux de départ étaient plus élevés, avant d’être encore plus relevés. Cela a notamment favorisé une bonne performance des liquidités et des obligations.

Cette fois, nous partons d’un taux historiquement bas, pour augmenter à un taux à peine plus élevé. Difficile, donc, d’anticiper le résultat. Raison de plus pour se méfier des prédictions qui ne manqueront pas de se succéder dans les médias et autour de la machine à café!

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