Conflit au Moyen-Orient : des effets limités, mais réels

Par La rédaction | 9 avril 2026 | Dernière mise à jour le 8 avril 2026
2 minutes de lecture
Ruines d’une ville. Paysage apocalyptique.
vicnt / iStock

La guerre menée par les États-Unis et Israël contre l’Iran entraînera des répercussions économiques au Canada, prévient la firme Oxford Economics.

Le conflit armé au Moyen-Orient a déjà des répercussions sur le prix du pétrole et, par ricochet, sur les produits issus de l’or noir. Mais ses effets ne se limiteront pas au pétrole, indique un rapport de la firme Oxford Economics.

Le rapport tempère toutefois les inquiétudes : le conflit armé ne devrait pas faire dérailler l’économie canadienne. Il prévient néanmoins que la guerre laissera des traces.

Sous l’effet de la hausse de 25 à 30 % des prix du pétrole, l’inflation canadienne devrait atteindre 3,5 % au deuxième trimestre 2026. L’impact sera limité par les capacités inutilisées du marché du travail et par une faible croissance des salaires.

L’inflation devrait inciter les ménages à puiser dans leur épargne plutôt qu’à réduire leurs dépenses. Par ailleurs, l’Allocation canadienne pour l’épicerie et les besoins essentiels contribuera à atténuer la pression sur les revenus des ménages à plus faible revenu. Dans ce contexte, l’impact sur la croissance du PIB devrait demeurer limité. Oxford Economics abaisse ainsi légèrement ses prévisions, anticipant une croissance de 1 % en 2026 (–0,1 point) et de 1,9 % en 2027 (–0,2 point).

Même si les marchés anticipent une hausse des taux d’intérêt de la Banque du Canada de 50 à 70 points de base pour cette année, la firme de conseil s’attend plutôt à ce que la banque centrale maintienne son taux directeur à son niveau actuel pour le reste de l’année 2026. Cette prévision est assortie de la condition que le choc énergétique demeure temporaire.

En effet, plus la guerre et les perturbations d’approvisionnement dureront, plus le risque d’une inflation persistante et d’un repli marqué de la consommation augmente. L’incertitude pesant sur l’avenir de l’ACEUM pèsera aussi de façon considérable sur les perspectives de l’économie canadienne.

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La rédaction