Composer avec le décès d’un proche

Par James Langton | 26 mai 2026 | Dernière mise à jour le 25 mai 2026
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Composer avec le décès d’un proche
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Après avoir examiné les secteurs bancaire et de l’assurance — des travaux qui avaient soulevé des préoccupations quant à la manière dont l’industrie traite les clients vulnérables — la Financial Conduct Authority du Royaume-Uni entreprend maintenant une nouvelle revue afin d’évaluer la façon dont les sociétés de placement accompagnent les clients confrontés au décès d’un proche.

Cet examen, qui visera les entreprises offrant des services de conseil, de gestion ou d’administration de placements, analysera l’expérience vécue par les investisseurs depuis le moment où leur institution est informée d’un décès jusqu’au règlement ou au transfert des placements.

« L’examen évaluera la façon dont les entreprises communiquent, soutiennent les clients vulnérables, respectent leurs normes de service et traitent les frais appliqués aux comptes de personnes décédées », souligne le régulateur.

L’examen du secteur des placements fait suite à des recherches antérieures ayant révélé que moins de la moitié des clients endeuillés — soit 47 % — estimaient avoir reçu le soutien nécessaire de la part des institutions financières.

« Lorsqu’une personne perd un proche, la dernière chose dont elle a besoin est de recevoir des lettres confuses, de subir des délais ou d’obtenir un mauvais service de la part de son fournisseur de services financiers », souligne Kate Tuckley, directrice du département des placements de détail à la FCA.

« Nous voulons que les entreprises conçoivent leurs processus liés au décès en mettant les personnes — et non la paperasse — au centre de leurs préoccupations. Ces processus constituent un véritable test de la culture d’entreprise et sont essentiels au maintien de la confiance des consommateurs », ajoute-t-elle.

La FCA publiera plus tard cette année un rapport présentant ses constats et mettant en lumière les bonnes pratiques observées dans le secteur.

Un décalage dans la résilience financière des jeunes

Moins d’un parent sur dix estime que son enfant pourrait gérer son argent de façon autonome.

Si les jeunes Canadiens semblent bien au fait de certains principes financiers, leurs compétences pratiques et leur confiance en vue de leur autonomie financière mériteraient d’être renforcées, selon le tout premier rapport sur la résilience financière de Mydoh.

Selon l’étude, il y aurait un décalage entre les connaissances financières des jeunes Canadiens et la mise en pratique de ces concepts. En effet, seuls 9 % des parents estiment que leur enfant serait prêt à gérer ses finances de façon autonome s’il quittait le nid familial et entrait dans la vie adulte.

« Bien que de nombreuses familles abordent déjà la question de l’argent, la recherche indique que l’expérience pratique demeure un aspect à développer, déclare Angelique de Montbrun, chef de la direction de Mydoh. La confiance financière se construit par l’adoption d’habitudes et d’expériences pratiques au quotidien. Lorsque les enfants et les adolescents ont rapidement l’occasion de gérer leur argent, ils acquièrent des compétences qui leur serviront toute leur vie. »

DES BASES SOLIDES, UNE PRATIQUE DÉFAILLANTE

La résilience financière ne consiste pas uniquement à engranger des connaissances en finance. Il s’agit ensuite de savoir les appliquer dans la réalité. Selon le sondage de Mydoh, ce point en particulier poserait problème.

Alors que 90 % des parents affirment parler régulièrement d’argent avec leurs enfants et que 83 % estiment que ceux-ci comprennent le concept d’épargne, seulement 64 % jugent que leur progéniture fait des efforts constants pour atteindre ses objectifs financiers. Les résultats révèlent ainsi un écart de 19 points entre la compréhension et le passage à l’action.

« La résilience financière ne se développe pas seulement en apprenant à gérer l’argent ; elle se construit en passant à l’action. Lorsque les enfants participent activement aux décisions en matière de revenus, d’épargne et de dépenses, ils développent les aptitudes et l’assurance dont ils ont besoin pour prendre, au fil du temps, de meilleures décisions financières », souligne Saskia Thuot, animatrice et entrepreneuse.

Ces écarts se vérifient également dans les habitudes financières quotidiennes des enfants. L’étude révèle notamment que :

  • seulement 55 % des enfants sont capables de gérer leur argent de façon autonome avant l’âge de 12 ans, que ce soit pour effectuer des achats, administrer leur allocation ou décider de l’utilisation de leur épargne ;
  • 16 % des parents canadiens affirment que leurs enfants n’ont jamais eu à renoncer à un achat faute d’argent ;
  • un parent canadien sur cinq dit intervenir lorsque son enfant commet une erreur financière, comme un achat impulsif qu’il regrette par la suite.

DES SOLUTIONS ENVISAGÉES

Afin de réduire cet écart, Mydoh — une plateforme conçue pour aider les enfants et les adolescents à développer leurs compétences financières au moyen d’expériences concrètes, comme gagner, épargner, dépenser et gérer leur argent avec supervision parentale — s’est associée à Saskia Thuot pour créer un guide visant à renforcer la confiance financière par la pratique.

Ce document propose quatre façons simples d’aider les parents à développer la résilience financière de leurs enfants :

  • Rendre l’expérience concrète : pour que les enfants puissent bien comprendre les concepts, il faut les permettre d’expérimenter et donc de les laisser gagner, dépenser et épargner de l’argent dans leur quotidien afin qu’ils développent des réflexes financiers par la pratique ;
  • Adopter une approche collaborative : le but ici est de créer un rendez-vous hebdomadaire de cinq à dix minutes pour discuter des dépenses, de l’épargne ou d’une décision financière simple en famille ;
  • Laisser place au droit à l’erreur : seulement 46 % des parents disent revenir avec leur enfant sur les causes d’une erreur financière, pourtant offrir un espace de réflexion aide les jeunes à gagner en confiance, à tirer des apprentissages de leurs expériences et à développer la résilience nécessaire pour prendre de meilleures décisions à long terme ;
  • Maintenir un dialogue ouvert : plus d’un parent sur cinq craint que les discussions sur l’argent soient une source de stress pour ses enfants, mais éviter le sujet prive les jeunes d’importantes leçons de vie. Des conversations simples et sans pression autour des finances contribuent à les rendre plus à l’aise et plus confiants avec le temps.

« Quand les enfants ont l’occasion de prendre des décisions, d’apprendre de leurs erreurs et d’expérimenter, ils acquièrent la confiance et la capacité nécessaires pour gérer leur argent de façon autonome », soutient Saskia Thuot.

Ces résultats sont fondés sur un sondage Ipsos mené entre le 30 mars et le 2 avril 2026 pour le compte de Mydoh, auprès de 1 000 parents canadiens d’enfants de 6 à 17 ans. 

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James Langton

James Langton est journaliste pour Advisor.ca et Investment Executive. Depuis 1994, il fait des reportages sur la réglementation, le droit des valeurs mobilières, l’actualité de l’industrie et plus encore.