Les PME canadiennes ébranlées par la guerre tarifaire

Par La rédaction | 12 mars 2026 | Dernière mise à jour le 11 mars 2026
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Deux gants de boxe l'un face à l'autre, l'un avec les couleurs du drapeau du Canada et un avec les couleurs du drapeau des États-Unis.
wildpixel / iStock

Un an après le début de la guerre tarifaire, ses répercussions se font toujours sentir dans le milieu des affaires. Les États-Unis ne sont désormais plus considérés comme un partenaire commercial fiable, selon les nouvelles données de la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI).

D’après la FCEI, 75 % des PME déclarent en effet que la guerre tarifaire a eu une incidence négative sur leurs relations avec leurs clients ou partenaires américains ; une augmentation significative par rapport aux 49 % enregistrés en mars 2025.

La récente décision de la Cour suprême des États-Unis concernant les tarifs n’aura pas d’effet sur la majorité des exportations canadiennes. Cependant, elle apportera un soulagement important pour les 27 % d’entreprises concernées par les tarifs appliqués sur les produits qui ne respectent pas l’Accord Canada–États-Unis–Mexique (ACEUM).

Les droits de douane sur l’acier et l’aluminium appliqués par les deux pays constituent un enjeu important pour de nombreuses petites et moyennes entreprises, touchant 44 % d’entre elles.

Enfin, 68 % des propriétaires de PME canadiennes affirment continuer à subir les répercussions négatives des tarifs instaurés par les États-Unis.

UNE AIDE FÉDÉRALE MAL CONÇUE

La FCEI souligne par ailleurs que l’Initiative régionale de réponse tarifaire (IRRT) du gouvernement fédéral est très peu utilisée par les PME, puisqu’à peine 1 % d’entre elles ont soumis une demande et que 77 % ignorent totalement l’existence du programme.

Les critères d’admissibilité, jugés trop restrictifs, empêchent de nombreux entrepreneurs d’y accéder : en Colombie-Britannique, il faut au moins dix employés à temps plein pour être admissible, tandis qu’au Québec, la période de soumission est terminée et seules les entreprises manufacturières ayant des revenus annuels d’au moins 2 millions de dollars étaient admissibles.

La FCEI recommande à Ottawa d’élargir les mesures d’allégement fiscales, notamment en abaissant le taux d’imposition des petites entreprises de 9 % à 6 %, de créer un programme de remise pour les PME touchées par les tarifs, et de faire en sorte que les remises et remboursements ne soient pas considérés comme un revenu imposable.

Elle insiste également pour que le gouvernement priorise le maintien de l’ACEUM afin de rétablir la stabilité, de réduire l’incertitude commerciale et de préserver les chaînes d’approvisionnement transfrontalières dont dépendent les PME.

Le sondage Votre voix — février 2026 a été mené en ligne du 5 au 24 février auprès de 1 379 membres FCEI. Quant au sondage Votre voix — décembre 2025, il a été mené en ligne du 4 au 31 décembre 2025 auprès de 1 663 membres FCEI.

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La rédaction