Entrepreneures : des progrès, mais un financement encore inégal

Par La rédaction | 12 mars 2026 | Dernière mise à jour le 11 mars 2026
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Jeune femme caucasienne inquiète organisant les finances de la maison.
SrdjanPav / iStock

Les femmes contrôlent aujourd’hui 20 % des entreprises canadiennes, mais elles continuent de faire face à d’importants obstacles, notamment en matière de croissance et de financement. C’est ce que révèle notamment une étude du Portail de connaissances pour les femmes en entrepreneuriat, qui dresse un état des lieux de l’entrepreneuriat féminin au Canada en 2025.

Les femmes occupent une place croissante dans l’entrepreneuriat. Parmi les principaux constats du rapport de 88 pages :

  • les PME détenues majoritairement par des femmes génèrent plus de 90 milliards de dollars (G$) de revenus annuels et emploient près d’un million de personnes ;
  • la proportion de PME détenues majoritairement par des femmes est passée de 15,6 % en 2017 à 17,8 % en 2023 ;
  • les femmes sont copropriétaires à parts égales dans 17,2 % des PME ;
  • enfin, plus de 37 % des personnes travaillant à leur compte au Canada sont des femmes.

Les entreprises dirigées par des femmes exportent autant que celles détenues par des hommes et surpassent ces dernières sur plusieurs marchés non américains, tels le Royaume-Uni, l’Inde, le Brésil et la Chine, selon cette étude.

Les entrepreneures ne sont pas épargnées par les défis auxquels se heurte l’ensemble des propriétaires d’entreprise. Toutefois, malgré les tarifs américains, 77 % des femmes propriétaires de PME affirment avoir trouvé, ou être en voie de trouver, des solutions pour en limiter l’impact.

UN FINANCEMENT COMPLEXE

Par ailleurs, le rapport souligne que l’accès au financement progresse, mais demeure inégal ; les femmes recourent davantage à leurs propres économies et au soutien familial que leurs vis-à-vis masculins.

En 2023, 27,4 % des PME détenues majoritairement par des femmes ont obtenu un financement auprès d’institutions financières, contre 28,7 % pour celles détenues majoritairement par des hommes.

En outre, ces PME ont demandé en moyenne des montants plus faibles (127 307 $ contre 365 183 $ pour les hommes) et ont affiché des taux d’approbation légèrement inférieurs (88,6 % contre 91,4 %). En revanche, elles ont reçu une plus grande part du financement demandé (92,2 % contre 87,7 %).

Enfin, ces PME ont également fait face à des taux d’intérêt moyens plus élevés pour leurs marges de crédit que celles détenues majoritairement par des hommes (13,7 % contre 10,4 %).

D’après un autre sondage réalisé pour la TD auprès de femmes entrepreneures, leurs principaux défis financiers sont :

  • la croissance de l’entreprise (53 %),
  • l’obtention de financement ou de crédit (49 %),
  • et la gestion des flux de trésorerie (47 %).

Bien que 53 % des entrepreneures mettent l’accent sur la croissance de leur entreprise, elles adoptent une stratégie de financement caractérisée par la prudence :

enfin, 37 % disent hésiter à solliciter du capital en raison de préoccupations liées au remboursement de leurs dettes.

84 % se sont lancées avec des économies personnelles, des cartes de crédit ou un soutien familial.

49 % cherchent actuellement un financement, alors que 43 % déclarent ne pas avoir besoin de financement pour le moment.

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La rédaction