L’entrepreneuriat s’essouffle

Par La rédaction | 15 avril 2026 | Dernière mise à jour le 14 avril 2026
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Femme d’affaires de Burnout sous pression dans le Bureau.
praetorianphoto / iStock

Les PME demeurent au cœur de l’économie québécoise, bien que le dynamisme entrepreneurial montre des signes d’essoufflement, souligne une étude indépendante (Illo économie) commandée par la FCEI.

Les PME représenteraient 98 % des entreprises au Québec. En incluant les travailleurs autonomes, elles comptent pour 52 % de l’emploi total et près de la moitié du PIB de la province.

Malgré cette base solide, le renouvellement entrepreneurial ralentit. Le taux de rotation des entreprises demeure inférieur à celui observé au Canada, l’écart étant passé de 2 points en 2023 à 2,5 points en 2025, tandis que le taux de création d’entreprises s’établit à 1,3 % au Québec, contre 1,7 % à l’échelle canadienne.

En parallèle, le nombre de travailleurs autonomes a diminué de 5 % en dix ans, ce qui témoigne d’un affaiblissement progressif de l’entrepreneuriat individuel.

PRODUCTIVITÉ ET RELÈVE : DEUX DÉFIS MAJEURS

Par ailleurs, la productivité est freinée par une faible adoption des technologies d’automatisation et de numérisation : 26,7 % des entreprises de 4 à 19 employés y ont investi sur trois ans, contre 57,6 % des plus grandes, notamment en raison :

  • du manque de temps,
  • des coûts
  • et de solutions adaptées.

Enfin, la relève est devenue un enjeu particulièrement préoccupant. Selon la FCEI, en 2022, 58 % des entrepreneurs prévoyaient quitter leur entreprise dans un horizon de cinq ans, et 21 % envisageaient de la fermer faute de successeur.

POUR UN MEILLEUR ENVIRONNEMENT D’AFFAIRES

Dans son communiqué, la FCEI appelle à améliorer les conditions d’affaires pour soutenir l’investissement, la création et la transmission d’entreprises, grâce entre autres à un allègement fiscal et réglementaire, un meilleur accès au financement et un accompagnement pour l’adoption technologique.

« Les dirigeants de PME ont tenu le cap lors des récentes crises successives. Ils veulent continuer à porter notre économie à bout de bras et assurer un avenir solide aux Québécoises et Québécois dans toutes les régions du Québec. Il revient maintenant aux élus de l’Assemblée nationale de mettre en place des conditions d’affaires réellement favorables pour donner l’élan nécessaire à nos créateurs d’emplois », conclut François Vincent, vice-président pour le Québec à la FCEI.

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La rédaction