Hausse bienvenue de l’indice de confiance des PME

Par La rédaction | 6 mars 2026 | Dernière mise à jour le 5 mars 2026
2 minutes de lecture
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Adisak Lamphat / iStock

En février, l’indice de confiance à long terme des PME dépasse pour la première fois depuis mai 2022 la barre des 60, pour atteindre 64,8, révèle le dernier Baromètre des affaires de la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI).

Malgré cette amélioration, un optimisme prudent persiste, révèle Andreea Bourgeois, directrice de l’économie à la FCEI. « Le Canada fait face à une pénurie d’entrepreneurs. Selon les données disponibles, les sorties d’entreprises ont dépassé les entrées selon les dernières données disponibles portant sur cinq trimestres. Nous avons besoin de politiques ambitieuses pour renforcer l’écosystème entrepreneurial du Canada et accroître sa compétitivité. Les gouvernements doivent notamment réduire les taxes et impôts et éliminer les obstacles au commerce intérieur », continue-t-elle. 

Toutefois l’indice de confiance se situe actuellement tout près voire légèrement au-dessus de la moyenne historique dans presque toutes les provinces, alors que l’indice sur 12 mois s’est amélioré dans la plupart des secteurs.

Même si elle reste le principal obstacle à la croissance, l’insuffisance de la demande semble s’être calmée, 49 % des PME l’ont mentionné ce mois-ci contre 54 % en janvier. Ce mois-ci, d’autres contraintes financières l’ont dépassée, soit les charges salariales (58 %), les coûts d’assurance (58 %) et les coûts fiscaux et réglementaires (58 %).

Les plans moyens de hausse des prix ont baissé à 2,2 %, tandis que les plans moyens de hausse des salaires ont augmenté pour s’établir à 2,3 %. Et 19 % des PME prévoit de recruter du personnel au cours des prochains mois.

« Même si l’annonce du tarif mondial de 10 % accentue l’incertitude, de nombreux propriétaires de PME se montrent plus optimistes à l’approche du printemps. Les pressions sur les coûts demeurent toutefois élevées. Des entrepreneurs nous signalent que le fardeau fiscal est trop important et que les coûts de l’équipement demeurent trop élevés. Ils ajoutent que l’accès limité au financement pour les PME est décourageant. Alors que les gouvernements du pays vont déposer leurs budgets, ils doivent s’assurer que les PME sont au cœur de leurs décisions », conclut Laure-Anna Bomal, économiste à la FCEI.

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La rédaction