Assurance : ces « petites omissions » qui peuvent coûter cher

Par La rédaction | 2 avril 2026 | Dernière mise à jour le 1 avril 2026
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Concept de protection familiale et d’accompagnement en assurance ou en prévoyance.
Charnchai / IStock

Une grande partie de la population canadienne est convaincue que la fraude à l’assurance est un problème sérieux — mais très peu se reconnaissent dans les comportements qui en relèvent. Un fossé entre perception et réalité mis en lumière par un nouveau sondage de TD Assurance.

À peine 58 % des répondants ont été capables d’identifier des situations concrètes de fraude à l’assurance lorsqu’on les leur a présentées, selon cette enquête menée en novembre 2025 auprès de 1 641 adultes canadiens. Pourtant, 90 % de ces mêmes personnes estiment que la fraude fait grimper les primes, et 79 % la jugent préoccupante.

Le paradoxe ne s’arrête pas là : si 96 % des sondés croient que ce sont les autres qui commettent de « petites fraudes », seulement 7 % admettent avoir eux-mêmes posé un geste pouvant entrer dans cette catégorie, même par inadvertance.

DES GESTES ANODINS

Parmi les situations présentées aux répondants, plusieurs comportements fréquents n’ont pas été identifiés comme frauduleux par une part importante d’entre eux. C’est le cas notamment du fait de ne pas mettre à jour son kilométrage après une augmentation de l’utilisation du véhicule, ou encore de ne pas déclarer la présence de locataires, particulièrement dans le cas de locations à court terme, dans une police d’assurance habitation.

D’autres pratiques, comme immatriculer un véhicule au nom d’un proche pour réduire les primes, omettre d’ajouter un conjoint qui utilise régulièrement une voiture, ou encore exagérer le coût de réparations, sont également mal reconnues comme des formes de fraude.

Ces gestes, souvent perçus comme anodins, peuvent pourtant entraîner des conséquences importantes. Ils risquent notamment de compliquer le traitement des réclamations ou de réduire la couverture réelle offerte par la police d’assurance.

DES ERREURS SOUVENT INVOLONTAIRES

Selon Niro Kandasamy, vice-président associé à l’unité d’enquête sur la fraude et à l’unité spéciale d’enquête chez TD Assurance, plusieurs de ces situations relèvent davantage de l’oubli ou d’une information incomplète que d’une intention frauduleuse.

« De nombreux Canadiens ne réalisent pas que de petites omissions ou des renseignements désuets peuvent créer des problèmes plus tard », explique-t-il. Il souligne que ces éléments peuvent retarder le traitement d’une réclamation ou affecter la couverture au moment où les assurés en ont le plus besoin.

Dans bien des cas, ces problèmes pourraient être évités par une mise à jour régulière des informations fournies à l’assureur.

MISER SUR LA PRÉVENTION

Face à cette réalité, TD Assurance prône une approche axée sur la prévention plutôt que sur la seule détection après coup. L’objectif est de mieux outiller les assurés afin qu’ils comprennent les implications de leurs gestes et puissent éviter des erreurs coûteuses.

L’assureur recommande notamment de revoir les informations de sa police au moins une fois par année, de signaler rapidement tout changement de situation personnelle et de poser des questions en cas d’incertitude.

Cette démarche vise à réduire les risques en amont et à renforcer la compréhension des responsabilités liées à la couverture d’assurance.

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La rédaction