Un conseiller américain plaide coupable dans une fraude de 160 M$ US

Par James Langton | 22 avril 2026 | Dernière mise à jour le 21 avril 2026
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Concept de droits légaux Statue de Dame Justice tenant la balance de la justice.
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L’ancien dirigeant du cabinet de conseil en placement new-yorkais A.G. Morgan Financial Advisors a plaidé coupable relativement à un stratagème présumé de fraude à l’investissement d’environ 160 millions de dollars américains (M$ US).

Devant un tribunal fédéral à New York, Vincent Camarda, ancien président du conseil et chef de la direction de la firme, a reconnu sa culpabilité à des accusations de fraude en valeurs mobilières et de fraude en tant que conseiller en placement. Ces accusations découlent d’allégations selon lesquelles, entre janvier 2017 et décembre 2024, des investisseurs ont été fraudés au moyen de plusieurs fonds de capital-investissement.

Selon les documents déposés en cour, les investisseurs auraient été induits en erreur, tant dans les mémorandums d’offre que dans les communications verbales, qui présentaient les portefeuilles comme étant moins risqués et mieux diversifiés qu’ils ne l’étaient réellement.

« Vincent Camarda a à plusieurs reprises investi les fonds des victimes dans des placements à haut risque dont il savait qu’elles n’y auraient pas souscrit si elles avaient été pleinement informées des risques réels », allèguent les autorités américaines dans l’acte d’accusation.

Les autorités soutiennent également que plusieurs conflits d’intérêts importants n’ont pas été divulgués aux investisseurs, notamment le fait que Vincent Camarda recevait une rémunération d’une entreprise minière dans laquelle les fonds investissaient, et qu’il avait occupé le poste de président d’une autre société du portefeuille.

Enfin, il est également allégué que Vincent Camarda aurait détourné une partie des fonds des investisseurs à des fins personnelles, notamment pour financer des voyages, l’achat de biens de luxe et des interventions de chirurgie esthétique.

« Le prévenu a utilisé une série de mensonges pour attirer des clients, y compris des personnes âgées et d’autres investisseurs vulnérables, tout en s’enrichissant personnellement », souligne Joseph Nocella Jr., procureur des États-Unis pour le district est de New York, dans un communiqué.

« Nous poursuivrons avec rigueur les conseillers en placement qui trahissent la confiance de leurs clients et commettent des crimes pour leur propre bénéfice financier », ajoute-t-il.

Par ailleurs, la Securities and Exchange Commission (SEC) des États-Unis a également intenté des poursuites civiles contre Vincent Camarda, A.G. Morgan et le président de la firme, James McArthur, alléguant des violations des règles en valeurs mobilières dans le cadre de ce stratagème.

La plainte du régulateur vise l’imposition d’injonctions permanentes, la restitution des gains (disgorgement) assortie d’intérêts avant jugement, ainsi que des pénalités civiles à l’encontre de tous les défendeurs, en plus d’injonctions comportementales visant Vincent Camarda et James McArthur.

Ces allégations n’ont pas été prouvées.

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James Langton

James Langton est journaliste pour Advisor.ca et Investment Executive. Depuis 1994, il fait des reportages sur la réglementation, le droit des valeurs mobilières, l’actualité de l’industrie et plus encore.