L’intérêt pour l’IR reste intact

Par La rédaction | 5 mai 2026 | Dernière mise à jour le 4 mai 2026
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Concept d'ESG avec des mains en coupe dans lesquelles il y a de la terre et une petite pousse verte. Autour des logos différents: la planète Terre, le logo des politiciens, un nuage avec écrit CO2, une usine avec des feuilles sortant de sa cheminée, le logo de recyclage.
Sakorn Sukkasemsakorn / iStock

L’engagement des investisseurs qui ont adopté l’investissement responsable (IA) est loin de reculer. Près de la moitié d’entre eux (47 %) ont l’intention d’augmenter leurs allocations au cours des prochaines années, révèle le Sondage d’opinion des investisseurs 2026 de l’Association pour l’investissement responsable (AIR).

Parmi les autres répondants, une proportion équivalente prévoit de maintenir leur pourcentage d’actifs dédiés à l’IR, 5 % sont encore dans l’incertitude. Finalement, seuls 1 % des répondants envisagent de baisser la part de leur portefeuille consacrée à ces placements.

Par ailleurs, le Canada semble avoir gagné en attractivité. En effet, 43 % des investisseurs assurent être plus enclins que l’an passé à investir dans des entreprises ayant leur siège social au pays, contre 37 % pour les entreprises du secteur de l’énergie et des services publics liées aux infrastructures et 25 % pour les entreprises du secteur de la défense. Les investisseurs semblent ainsi privilégier les opportunités nationales et la résilience économique.

À noter que nombre d’investisseurs s’intéressent toujours à l’investissement responsable pour des raisons pragmatiques. Les occasions d’investissement (91 %) et la réduction des risques (88 %) figurent parmi les principaux facteurs, aux côtés des valeurs personnelles et de l’impact sociétal.

ENCORE DU TRAVAIL DE COMMUNICATION

Le rapport souligne que 67 % des sondés se disent intéressés par l’IR, une proportion équivalente à celle du rapport de 2025. Toutefois, il semble y avoir encore un manque de connaissance. Les investisseurs désirent disposer de davantage d’informations, constate l’AIR.

Malgré cet intérêt, certains freins persistent, au premier rang desquels le manque de clarté. L’écoblanchiment et la méconnaissance des fonds d’investissement responsables sont cités par 66 % des répondants, suivis de près par le flou entourant les appellations des fonds (64 %).

La plupart des investisseurs interrogés (68 %) qui font affaire avec un conseiller en services financiers font part de leur frustration quant au manque de conversations sur l’IR. Ils affirment que ces dernières ne font pas encore partie intégrante du processus de conseil. Alors que 73 % aimeraient que ces considérations soient incluses dans le processus Know Your Client, seuls 28 % déclarent avoir été interrogés.

« Les jeunes investisseurs continuent de montrer plus d’intérêt et d’adopter davantage ces produits, tout en se montrant plus sensibles à des questions telles que l’écoblanchiment et la transparence des produits, déclare Patricia Fletcher, cheffe de la direction de l’AIR. Cela souligne l’importance de disposer d’informations claires, de communications crédibles et de conseils éclairés pour renforcer la confiance des investisseurs. »

Le Sondage d’opinion des investisseurs 2026 a été mené auprès de 1 001 investisseurs canadiens dans le cadre de l’Initiative de recherche sur l’investissement responsable de l’AIR.

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La rédaction