Conflit au Moyen-Orient : quel impact sur l’inflation et la croissance ? 

Par La rédaction | 27 avril 2026 | Dernière mise à jour le 24 avril 2026
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Industrie offshore, production de pétrole et de gaz, oléoduc. Vue aérienne de plates-formes pétrolières offshore travaillant en gros plan de jour.
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La guerre en Iran et au Liban alimente une grande incertitude en matière d’inflation et de croissance. Une note de la firme Amundi tempère les craintes.

Une des principales conséquences économiques du conflit au Moyen-Orient a été d’alimenter les anticipations d’inflation aux États-Unis et en Europe.

En effet, les marchés constatent les prix élevés de l’énergie et les perturbations des chaînes d’approvisionnement. Cela les conduit à anticiper une moindre probabilité de réduction des taux d’intérêt par les banques centrales, voir un possible relèvement des taux par la Banque centrale européenne (BCE) et la Banque d’Angleterre, observe une note publiée par la firme Amundi.

Toutefois, Amundi considère qu’il est trop tôt pour s’attendre à un tel relèvement des taux d’intérêt de la part des banques centrales. « Nous estimons qu’elles vont marquer une pause en attendant plus de visibilité sur la crise et les perturbations d’approvisionnement avant toute décision », indique la firme.

En effet, il s’agit d’abord de savoir si le regain de l’inflation sera temporaire ou durable. Tout dépendra de la durée pendant laquelle les prix de l’énergie resteront élevés.

Sur les marchés d’actions, la volatilité concerne avant tout les secteurs qui avaient bien performé au tout début de l’année. L’impact du conflit au Moyen-Orient agit donc comme une correction.

Là encore, c’est la durée du conflit qui déterminera les occasions. « Si les tensions se calment dans les semaines à venir, les prix du pétrole devraient se normaliser et la volatilité actuelle pourrait créer des opportunités d’entrée attractives dans tous les secteurs. Cela dit, il sera difficile d’en anticiper le calendrier avec précision », résume la note.

Amundi ne s’attend donc pas à de l’hyperinflation ni à une récession mondiale, même si le conflit au Moyen-Orient aura un impact sur l’inflation et la croissance.

Aussi, la firme suggère de réduire les positions risquées à court terme, face à l’incertitude géopolitique en cours. Elle encourage également à renforcer les couvertures, en particulier sur les actions des marchés développés, avant de terminer par une recommandation universelle : rester diversifié.

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La rédaction