Baisse des facteurs de rente à 65 ans

Par La rédaction | 30 mars 2026 | Dernière mise à jour le 27 mars 2026
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Couple senior assis dans le salon, regardant sérieusement des documents importants.
Inside Creative House / iStock

Les facteurs de rente des retraités canadiens âgés de 65 ans sont en recul montre le nouveau rapport sur les tables de mortalité de l’Institut canadien des actuaires.

Les facteurs de rente, qui permettent de calculer les engagements des régimes de retraite, ont globalement baissé au cours de la dernière décennie, montre le Projet de recherche sur la mortalité des retraités canadiens 2024, publié par l’Institut canadien des actuaires (ICA).

Une baisse des facteurs de rente tend à diminuer le montant total des engagements nécessaires pour couvrir les pensions de retraite.

Pour les hommes retraités de 65 ans, le facteur de rente recule légèrement, passant de 14,47 à 14,32 (-1 %) entre les études CPM2014 et CPM2024, soit celle que vient de publier l’ICA, sur la base de rentes calculées en 2024 avec un taux d’intérêt de 4 %. À l’inverse, celui des femmes du même âge augmente marginalement, de 15,35 à 15,38 (+0,2 %), une progression toutefois insuffisante pour compenser la baisse observée chez les hommes.

L’évolution est particulièrement notable à 75 ans, où le facteur de rente baisse de 2,1 % chez les hommes et de 0,5 % chez les femmes.

Le recul se poursuit à l’âge de 85 ans, à -0,8 % pour les hommes et -0,7 % pour les femmes. Ce n’est qu’à l’âge de 95 ans que le facteur de rente se redresse, et ce, de manière importante, à 4,8 % pour les hommes et 2,5 % pour les femmes.

L’étude 2024, qui prend en compte la pandémie, couvre la période de 2011 à 2021. Il s’agit de la deuxième série de tables de mortalité spécifiques aux retraités canadiens publiée par l’ICA, après celle publiée en 2014. Cette nouvelle étude s’appuie sur 1,6 million d’enregistrements individuels, couvrant les retraités et leurs conjoints survivants participant à des régimes de retraite canadiens. C’est trois fois plus que l’étude précédente.

Quatre tables ont été créées : une pour l’ensemble des hommes retraités, une autre pour l’ensemble des femmes retraitées, une troisième pour l’ensemble des conjoints survivants de sexe masculin, et la dernière pour l’ensemble des conjoints survivants de sexe féminin.

Le rapport fait état d’une « surmortalité significative » en avril et mai 2020, au début de la pandémie de COVID-19, ainsi qu’en décembre 2020 et janvier 2021. Celle observée au début de 2021 demeure toutefois moins marquée que lors de certaines saisons de grippe particulièrement sévères des années précédentes.

Au sein de l’ICA, le Conseil des normes actuarielles indique examiner le rapport de recherche afin de déterminer ultérieurement si les nouvelles tables devraient être adoptées comme norme pour déterminer les valeurs actualisées.

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La rédaction