Les PME québécoises peinent à gérer leur consommation d’énergie

Par La rédaction | 20 mars 2026 | Dernière mise à jour le 19 mars 2026
2 minutes de lecture
Écran de conférence sur l’énergie. Une femme devant une grande télévision, montrant 4 images différentes.
Laurence Dutton / iStock

La majorité des entreprises connaissent leur coût énergétique global, mais ont une connaissance limitée de leur consommation d’électricité, de gaz naturel ou de produits pétroliers, révèle le rapportLa gestion de l’énergie dans les PME du Québec : un défi à relever.

Réalisé conjointement par la Chaire de gestion du secteur de l’énergie de HEC Montréal et la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante, avec la participation d’environ 600 PME, ce rapport qui brosse un portrait de la gestion de l’énergie dans les PME québécoises révèle plusieurs aspects intéressants quant à la gestion énergétique des PME.

Outre leur connaissance limitée de leur consommation d’énergie, de nombreuses PME considèrent que les programmes incitatifs pour réduire la consommation d’énergie sont davantage conçus pour les grandes entreprises. Elles évoquent plusieurs freins, notamment :

  • la lourdeur du fardeau administratif,
  • une communication inadéquate,
  • un accès restreint aux ressources techniques,
  • des options de financement peu adaptées à leur situation.

De même, les écarts en matière de consommation et de coûts énergétiques varient selon les secteurs économiques, ce qui souligne la nécessité d’adapter les leviers d’intervention aux spécificités sectorielles et à la taille des entreprises.

Enfin, près de 59 % des PME considèrent la réduction des coûts d’exploitation comme un moteur principal pour optimiser leur gestion énergétique, bien que l’absence d’une stratégie énergétique à long terme rende difficile la transformation de cet objectif en véritable atout de performance.

UN PHÉNOMÈNE APPELÉ L’EFFET REBOND

Le rapport souligne également un phénomène observé chez les entreprises québécoises ayant adopté des mesures d’efficacité énergétique : l’effet rebond. Celui-ci survient notamment lorsque les utilisateurs augmentent leur consommation d’énergie, sachant qu’une partie est économisée grâce aux mesures mises en place.

L’effet rebond peut réduire, voire annuler, les avantages escomptés, mais il offre aussi la possibilité d’améliorer le niveau de service des entreprises. Ce phénomène met en lumière l’importance d’une gestion de l’énergie cohérente et optimale, indique le rapport.

PROPRIÉTAIRE OU LOCATAIRE ?

D’après le rapport, le statut de propriétaire ou de locataire d’une entreprise influence aussi sa capacité à adopter des mesures d’efficacité énergétique.

Cette contrainte structurelle limite la gestion optimale de l’énergie en immobilier, car les propriétaires freinent souvent les investissements ambitieux des locataires-entrepreneurs à cause du faible retour sur investissement à court terme.

Abonnez-vous à nos infolettres

La rédaction